Couverture de Dans le ciel brillent deux étoiles

Drame familial · Extrait offert

Dans le ciel brillent deux étoiles

Alain Boulot

Derrière l’enfance heureuse de Tom se cache une vérité familiale capable de tout bouleverser.

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Chapitre 1

L'orage gronde chez papy

L'orage grondait depuis une heure, les arbres pleuraient de toutes leurs feuilles, mais une éclaircie qui arrivait de l'est, laissa présager la fin imminente de ce vacarme. Tout ce qui vivait attendait cela depuis longtemps, enfin on respirait à pleins poumons ! À la fenêtre de sa chambre, le petit Tom et son chien en peluche qu’il appelle Loulou attendaient le retour du soleil pour continuer à jouer dans la cour. Tom frotta la vitre nerveusement avec sa manche pour enlever la buée qui avait fait disparaître sa cabane. Ouf ! Elle était toujours debout !

— Tu crois que l'orage est fini, Loulou ?

Avec une voix imitant celle de son petit chien en peluche, Tom répondit : « oui on peut sortir ! » Un soleil de printemps commençait à sécher la campagne, les oiseaux rejouaient leurs chants d'avant l'orage, la vie reprenait son cours petit à petit.

— Tu vois Loulou, je te l'avais dit...

Tom était déjà sur le pas de la porte quand le tonnerre gronda une dernière fois. Le petit garçon avait déjà trop attendu…

— Allez ! On y va Loulou !

Tom prit une grande respiration pour se donner du courage, mais quitter la maison, traverser toute la cour, aller jusqu’à la cabane... Et si ce n'était pas encore fini ? Il demanda à Loulou, en le regardant :

— Tu crois qu'il est parti maintenant le tonnerre ?

Laissant la porte ouverte, sur ses gardes, il traversa la cour en chantant pour se rassurer. D'un bond, il se retrouva dans la cabane qui, à son grand étonnement, avait bien résisté. Toutes ses petits jouets méticuleusement rangés étaient en place, enfin presque... Son piège magique pour attraper les loups était à sa place, un peu mouillé, mais comme il était magique... Sa carabine pour faire la guerre était toujours à sa place, Tom était content de retrouver toutes ses affaires.

— Tu vois bien, Loulou, qu'il est gentil l'orage ! Oui ! Il est gentil !

La cabane était solide. Papy avait aidé Tom à la construire, avec des planches et des tuiles rouges, comme une vraie cabane de jardin ! Plus tard, quand il serait grand, il habiterait là avec son copain Loulou, et ils inviteraient papy, il sera très vieux, mais lui aura le droit de venir. La nuit commençait à tomber et Tom savait que c'était le moment de rentrer dans la grande maison, alors il fit une inspection générale et quitta la cabane. Plus tard, à table, le petit garçon se montra inquiet, il regardait la fenêtre à chaque cuillérée de soupe. Son grand-père avait bien vu que quelque chose le préoccupait, il lui demanda :

— À quoi penses-tu, mon petit ?

Tom regarda son grand-père sans répondre, il semblait préoccupé, puis détournant son regard, il fixa la fenêtre de ses grands yeux écarquillés.

— La cabane est très solide, papy !

— Eh oui ! Elle est très solide, tu vois ! Mange vite ta soupe avant qu’elle ne refroidisse !